Comparatif 2021–2026, à mensualité identique sur 25 ans.
Mis à jour le 8 octobre 2026
Un couple pouvait emprunter 300 000 € sur 25 ans en 2021 pour environ 1 158 € par mois. Avec la même mensualité et un taux de 3,75 %, il ne peut plus emprunter qu’environ 225 000 €. Soit près de 75 000 € de moins pour son projet immobilier. Voici pourquoi la baisse des prix ne suffit pas toujours à compenser la hausse des taux.
Imaginons un couple qui préparait un achat immobilier en 2021. Il pouvait consacrer 1 158 € par mois au remboursement de son prêt, hors assurance.
Avec un taux de 1,20 % sur 25 ans, cette mensualité lui permettait d’emprunter 300 000 €.
Reprenons aujourd’hui ce même couple, avec les mêmes revenus, le même apport et la même mensualité disponible. En octobre 2026, Pretto annonce un taux moyen de 3,75 % sur 25 ans.
Le résultat est très différent :
Même couple, même mensualité — 25 ans, hors assurance
2021
2026
À mensualité identique, près de 75 000 € de capacité d’emprunt en moins.
Son apport vient toujours compléter son financement. Mais s’il n’a pas augmenté, il ne compense pas cette différence.
Pour concrétiser son projet, le couple doit donc revoir certains critères : la surface, le quartier, l’état du logement, ou le montant qu’il peut consacrer à l’achat.
Prenons maintenant le problème dans l’autre sens. Le couple souhaite conserver un emprunt de 300 000 € sur 25 ans.
Combien doit-il rembourser chaque mois ?
Emprunter 300 000 € sur 25 ans — ce que coûte la hausse
Pour emprunter toujours 300 000 €, environ 384 € de plus chaque mois.
Cela représente 384 € supplémentaires par mois, soit environ 4 600 € par an.
Sur toute la durée du prêt, les intérêts augmentent d’environ 115 300 €, si le crédit est conservé jusqu’à son terme.
C’est la mécanique de la hausse des taux : pour emprunter autant, il faut consacrer davantage d’argent au remboursement. Si la mensualité ne peut pas augmenter, le capital empruntable diminue.
Pas nécessairement. Tout dépend de l’ampleur de la baisse et de la part de l’achat financée à crédit.
Prenons un exemple simplifié, sans apport et hors frais d’acquisition, pour isoler cet effet.
Un logement coûtait 300 000 €. Son prix baisse de 10 % : il vaut désormais 270 000 €.
Pourtant, avec sa mensualité inchangée, notre couple ne peut plus emprunter qu’environ 225 000 €. Il lui manque donc encore 45 000 € pour financer ce logement.
Exemple simplifié — sans apport, hors frais d’acquisition
Le bien est devenu moins cher, mais il reste moins accessible pour ce couple.
Cela ne signifie pas que tous les logements devraient baisser de 25 %. Les acheteurs n’ont pas tous le même apport, les mêmes revenus ni le même recours au crédit. Cet exemple explique simplement pourquoi une baisse des prix peut coexister avec des difficultés à acheter.
Avant de chercher un logement, il est utile de faire actualiser son financement. Un budget calculé plusieurs mois auparavant peut ne plus correspondre aux conditions proposées par les banques.
L’enveloppe à vérifier comprend le prix du bien, les frais d’acquisition, les éventuels travaux et le coût du financement, assurance comprise.
Le bon repère est une mensualité supportable dans la durée, en conservant une épargne de sécurité.
Un acquéreur peut apprécier un appartement et souhaiter l’acheter sans pouvoir financer le prix demandé.
Comprendre cette contrainte aide à examiner les offres et à positionner le bien. Cela ne conduit pas à appliquer une baisse automatique : le prix doit s’appuyer sur les ventes comparables du quartier, en tenant compte de l’état du logement, de son DPE, de ses charges et des travaux à prévoir.
Pour un vendeur qui rachète ensuite, les deux opérations doivent aussi être étudiées ensemble : le prix obtenu à la vente et le financement du prochain logement.
RY Immobilier vous accompagne pour situer la valeur de votre bien et préparer votre vente à partir des transactions comparables de votre secteur et des caractéristiques de votre logement.
Mis à jour le 8 octobre 2026. Simulations indicatives de prêts amortissables à taux fixe sur 300 mensualités, hors assurance, frais de dossier et garantie. Montants arrondis. Le taux de 1,20 % constitue l’hypothèse du cas pédagogique en 2021 ; le taux de 3,75 % est issu de l’analyse Pretto d’octobre 2026 sur 25 ans. Les conditions réellement proposées dépendent du dossier. La baisse de prix de 10 % est une hypothèse illustrative.